Les métaux lourds et leurs effets sur la santé

Les métaux lourds et leurs effets sur la santé

Extrait de cette conférence qui a eu lieu à l'école polytechnique de Zurich, le 14 mai 1998.

La conférence parlera donc des métaux lourds et de leurs effets sur la santé. Le mercure vient en première position parmi ces métaux. La part de l'argent, qui est un des constituants de l'amalgame, joue un rôle important.

Les métaux lourds ont toujours joué un rôle important dans le développement de l'humanité. Nous avons presque tous étudié à l'école comment les premiers hommes ont appris à couler le bronze pour en faire des armes qui étaient plus rigides que celles des adversaires. Les premiers peuples à maîtriser la coulée du bronze ont été les premiers à gagner la guerre. Ces peuples victorieux se sont dispersés dans le monde et ont transmis leur savoir. Les autres peuples ont été exterminés. Puis arriva l'époque des Romains. Ces derniers apprirent à travailler le plomb. Dans les cercles aristocratiques romains, il était noble de boire dans des tasses de plomb. Bien sûr ces personnes sont tombées malades. Les Romains n'étaient pas décadents de nature, ils étaient simplement empoisonnés par le plomb de génération en génération. Plus tard un changement radical est survenu lorsque le peuple des Huns envahit l'Europe. Les Huns venaient de Mongolie. Ils avaient développé une méthode pour couler le fer. Les armes des Huns avaient des pointes en fer qui traversaient sans peine les uniformes des Romains, d'où leur avantage. Ainsi les Huns conquirent une grande partie de l'Europe en quelques années. Ils massacrèrent un tiers des habitants de ce continent. Durant les deux siècles passés, on a fouillé la terre un peu partout. On en a extrait des métaux, dont le mercure, qui sinon seraient restés enfouis. Cependant, le mercure est aussi apparu en surface par le volcanisme. La nature est souvent morte dans l'environnement immédiat des volcans. Certains oiseaux, vivant dans ces contrées, ne peuvent pas gagner de combats contre d'autres oiseaux, de la même espèce, venant d'ailleurs.

Au début du siècle passé, des Français découvrirent qu'il était possible de créer des alliages contenant du mercure. Ils découvrirent un alliage qui se travaille à température ambiante, et durcit à température ambiante. Ainsi naquirent les premiers plombages. Un nouveau problème apparut : l'empoisonnement des gens, empoisonnement dû aux métaux lourds utilisés en dentisterie. Il est intéressant de savoir qu'aux Etats-Unis, déjà vers 1830, eurent lieu les premières polémiques au sujet des amalgames. Cette façon de faire fut introduite aux Etats-Unis par des hommes d'affaires européens. Un groupe de médecins-dentistes américains se forma. Ils étudièrent, sur leurs patients, les conséquences de l'utilisation des amalgames. Ils en déduisirent que cela représentait un danger pour la santé. Les patients, en effet, pouvaient être atteints de maladies touchant le système nerveux. Chaque dentiste ayant utilisé de l'amalgame perdit sa licence. Vers 1850, les dentistes ayant perdu leur licence se regroupèrent et formèrent une association : l'American Dental Association. Cette association existe encore aujourd'hui et elle représente le seul groupe organisé chez les dentistes américains. Les dentistes membres de cette association menèrent une guerre sans fin contre ceux qui leur avaient enlevé leur licence. En fait, il ne s'agissait pas d'arguments scientifiques, mais uniquement de puissance politique. L'utilisation de l'amalgame s'est développée en raison de son bas prix.

Certains dentistes travaillèrent avec le ciment et l'or. Le ciment ne tenait pas longtemps et l'or était cher. Notons au passage que les obturations en or actuelles ne sont pas différentes de celles qu'on posait il y a 150 ans. Elles étaient posées avec la même dextérité qu'aujourd'hui. Cependant le commun des mortels désirait des obturations bon marché. En fait, pour les dentistes de l'American Dental Association, ce fut une victoire politique, mais pas scientifique.

Le problème des amalgames est apparu réellement au grand jour il y a 12 à 15 ans avec l'apparition d'une littérature scientifique massive affirmant que l'utilisation de l'amalgame est nuisible, et ce pas seulement chez les patients sensibles. Les gens ici présents savent tous que l'amalgame est nocif. Qui d'entre vous doit être convaincu que l'amalgame est nuisible ?

(Une personne lève la main dans la salle)

Je ne sais pas quelles sont vos connaissances dans ce domaine, mais je vais vous présenter la littérature mondiale des dix à douze dernières années. D'abord qu'est-ce qu'un amalgame. C'est un alliage composé de 50 % de mercure, 30 % d'argent, 9 % d'étain, 6 % de cuivre et un peu de zinc, selon la fabrication.

Il est à noter que l'argent est aussi nocif que le mercure car il est plus responsable de maladies auto-immunes que le mercure.

Le premier mythe fut que le mercure était fortement fixé dans l'alliage formé par l'amalgame; il ne pouvait donc s'en séparer. Un de mes amis a été le premier à utiliser un détecteur de vapeurs de mercure. Il a mesuré les émanations sortant de la bouche des patients porteurs d'amalgames. J'ai moi-même procédé à ces mesures et le résultat, chez mon premier patient, dépassait de 480 fois la valeur admise par les normes de l'industrie. Chaque fois qu'il mâchait, il inhalait 480 fois plus de vapeurs nocives que la norme industrielle américaine ne le permet. Remarquons que, même s'il respirait par le nez, il inhalait une dose non négligeable de vapeurs nocives.

Cela m'a stupéfait. Je me suis dit qu'avec une valeur si haute, les effets sur la santé ne pouvaient pas être négligeables. J'ai cherché un maximum d'articles sur le sujet dans la littérature existante. J'ai été étonné d'en trouver autant.

(Le conférencier se déplace vers une table)

Si je mets un peu de mercure ici, sur cette table, que vais-je trouver dans une semaine ?
Plus rien, le mercure se sera évaporé à température ambiante. Les vapeurs sont inodores mais pas inoffensives, car elles n'ont rien perdu de leur toxicité. Chez mes patients chroniquement malades, j'ai pu mesurer une émanation de mercure plus forte que chez d'autres patients.

Les patients qui ont enlevé leurs amalgames depuis bien longtemps exhalent encore des vapeurs de mercure. J'ai pu constater cela et je tiens à préciser qu'il n'y avait pas d'amalgames dans le cabinet où j'ai effectué ces mesures. C'était la première fois que je constatais une relation entre maladies chroniques et empoisonnement à l'amalgame. Ce fut le début de longues recherches.

Je vais à présent vous donner un aperçu de ce que l'on trouve à ce sujet dans la littérature parue ces dernières années.

(Le conférencier utilise un rétroprojecteur)

Voici une liste, publiée par un chercheur de Floride. Il a rassemblé un maximum d'articles et a mis en évidence tous les symptômes de maladie chronique directement liés aux empoisonnements au mercure.

Tous les métaux sont neurotoxiques. L'effet premier de ces métaux est donc d'endommager le système nerveux. Par exemple les insecticides et les pesticides sont des substances cancérigènes de premier ordre, elles ont un effet dévastateur sur les gènes, alors qu'au départ ce ne sont pas des neurotoxiques.

Lors d'autopsies faites sur des défunts morts du cancer, on a pu trouver une quantité trop élevée de mercure au cœur des tumeurs, comparativement aux quantités mesurées dans le reste du corps. Nous soupçonnons le fait que bien des tumeurs s'organisent autour d'un dépôt de métaux lourds. Ils sont cofacteurs de développement de tumeurs. Il existe quelques articles dans la littérature spécialisée qui vont dans ce sens.

Maintenant nous allons énumérer les effets des métaux lourds sur le système nerveux central. Leurs symptômes sont :

• irritabilité
• peur
• nervosité
• inquiétude
• instabilité émotionnelle
• perte de confiance
• timidité (symptôme principal chez les adolescents)
• indécision
• perte de la mémoire immédiate
• toutes les sortes d'insomnies
• dépression
 
Passons aux symptômes neurologiques :

• fourmillement des mains
• sentiment de brûlure constante avec endormissement des membres inférieurs (symptôme caractéristique des perturbations dues au mercure)
• léger tremblement des mains.
 
Les trois symptômes ci-dessus nous indiquent que l'état du malade va bientôt s'aggraver.

Dans la région de la tête :

• saignement des gencives
• gencives qui se retirent mettant l'os du maxillaire à nu
• dents qui bougent
• mauvaise haleine
• sentiment de brûlure sur les lèvres, la langue et le visage
• abcès buccaux
• vertiges
• sifflement dans les oreilles
• troubles de l'audition
• difficultés oculaires (baisse de la vision des contrastes et des couleurs dues à des dépôts de métaux lourds dans le cervelet)
 
Dans le secteur digestif :

• allergies alimentaires, particulièrement aux oeufs et au lait
• coliques
 
Les symptômes cardiaques :

• arythmie (due aux dépôts de métaux lourds dans les nerfs commandant l'activité cardiaque
• problèmes de pression (à ce sujet une étude à long terme effectuée sur 10.000 patients démontre qu'après six mois de traitement au DMPS, c'est un chélateur, les problèmes de pression avaient disparu et que le taux de cholestérol s'était normalisé).

(L'orateur passe à la suite de son document)

Il faut relever que des maladies telles que des infections virales, des mycoses, la tuberculose, le cancer, la sclérose en plaques, les maladies auto-immunes, les dérèglements de la glande thyroïde, certains maux de tête, certaines allergies, certains problèmes dermatologiques, pieds et mains froids (symptôme important), suées nocturnes, sont dues à la présence de mercure.

D'autre part, on peut citer les maladies provoquant des douleurs chroniques telles que migraines, douleurs dorsales, aux épaules, au visage, lumbago, sciatique (il faut cependant dire que toutes ces maladies ne sont pas obligatoirement dues au mercure).

La différence entre des douleurs subites, qui peuvent durer six semaines mais finissent par s'arrêter, et des douleurs persistantes qui durent plus de six mois voire six ans, est la présence de métaux lourds dans le système nerveux. Nous avons aussi les maladies rénales chroniques, la fatigue générale, le manque d'appétit, les problèmes d'obésité ou au contraire de perte de poids (autant l'une que l'autre), l'hypoglycémie pour n'en citer que les principales.

 

crédit photo : www.satoriz.fr